Résumé

Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel La Famille et la jeunesse d’Henri de Rohan

La religion voilait la politique, la politique la religion. Puisque les Guise étaient les champions de la vieille foi, Condé et son frère, sans attenter contre la reine mère ni contre le roi, devaient essayer de les lier à la cause calviniste qu’ils avaient embrassée, et les âmes du XVIe siècle ne séparaient pas volontiers la persuasion de la force. Il fallait arracher le roi aux Guise, forcer Catherine, qui semblait hésitante, à se prononcer pour le prêche et contre la messe. La religion du peuple était toujours dans presque toute la France l’ancienne religion
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Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel La Famille et la jeunesse d’Henri de Rohan

Rohan est ici tout entier ; il est royaliste, il ne médite rien contre la monarchie, il veut la grandir, la tirer des liens de l’Espagne, il voudrait la ramener au berceau de la première foi d’Henri IV. Il est protestant à la façon de Jeanne d’Albret, bien plutôt qu’à la façon des ministres, dont il devait dire plus tard, après ses labeurs et ses guerres, qu’il aimerait mieux présider une assemblée de loups qu’une de leurs assemblées. Rohan est un aristocrate, un grand seigneur, il poursuit une chimère en voulant convertir la monarchie à si foi
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Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel La Famille et la jeunesse d’Henri de Rohan

Si Henri IV n’eut que peu d’amitié pour la mère d’Henri de Rohan, il n’y eut, on le verra bientôt, aucun alliage dans les sentimens qu’il éprouva pour Henri de Rohan lui-même. Tout d’ailleurs devait l’attacher à ce jeune seigneur; les souvenirs de Marguerite de Navarre, d’Isabel d’Albret, de la marquise de Rothelin, de René de Rohan, de Soubise, le rendaient naturellement cher à son cœur. Pour le roi, Rohan était un allié; pour le héros de tant de batailles, il était le petit-fils de Soubise
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