“ Ouvrez en tremblant ce vaste salon : c’est le salon des Guise. Voici Henri de Lorraine, duc de Guise, vingt-quatrième comte d’Eu par Catherine de Clèves ; près de lui Anne d’Eu, sa mère, et Catherine de Médicis, qui fut sa reine. Les Guise, c’est toute une nouvelle histoire qui commence, une histoire de sang, de trahison et de vengeance, une histoire qui s’ouvre par un meurtre et qui s’achève par un meurtre. Aussi est-ce chose triste et solennelle à voir, cette salle où tous les Guise sont réunis. Vient alors Henri IV, dont le blanc panache a recouvert de sa gloire toutes ces traces de sang. ”
House of Guise
Définition et enjeux
La maison de Guise, branche cadette de la maison de Lorraine, fut une famille noble française importante durant les guerres de Religion. Ses membres, tels que les ducs de Guise, incarneront à la fois le pouvoir politique et religieux, jouant un rôle central dans des événements tels que la Saint-Barthélemy.
Alexandre Dumas souligne leur prestige, tandis que Jules Fériel met en valeur leur héritage historique. Leur influence s'éteint en 1688, laissant le duché de Guise à d'autres dynasties, marquant ainsi la fin d'une période de rivalités et de conflits religieux.
Citations sur “House of Guise”
François-René de Chateaubriand,
Oeuvres de M. le vicomte de Chateaubriand…
(1838)
“ Cette fable venoit un peu tard. Les Guise représentoient le passé; ils luttoient dans un intérêt personnel contre les huguenots révolutionnaires de l'époque, qui représentoient l'avenir ; or, on ne fait point de révolution avec le passé. Les peuples, de leur côté, ne regardoient le duc de Guise que comme le chef d'une sainte ligue, accouru pour les débarrasser des édits bursaux, des mignons et des réformés : ils n'étendoient pas leur vue plus loin : le duc de Guise leur paroissoit d'une nature supérieure à la leur, un homme fait pour être leur maître en place et lieu de leur tyran. ”
Louis de La Saussaye,
Guide historique du voyageur à Blois et aux environs
(1855)
“ Logé au château, avec une foule de serviteurs et d'amis, qui criaient haut leur titre de guisards, il paraissait plus roi que le roi de France. Si Henri III s'abaissait à d'humiliantes démarches auprès des États de son royaume, s'il avait recours, vis-à-vis des bourgeois du tiers, à des prières et à des flatteries, il voyait dans son propre palais, le nom de Guise craint et vénéré, les ordres de Guise partout obéis, les appartements de Guise toujours remplis des principaux membres des États, hautains et insolents en présence du roi de France, courtisans dévoués auprès du roi de Paris. ”
