Résumé

J. Bertrand La Vie d’un savant au XVIe siècle - Francois Viète

Viète n’admet ni les racines négatives, ni les racines imaginaires. On ne doit pas lui reprocher de n’avoir pas fait, en les introduisant dans la science, une grande et importante découverte, mais on s’explique pourquoi les écrits de l’inventeur de l’algèbre n’ont plus pour ceux qui viennent trois siècles trop tard qu’un intérêt purement historique.
Ne nous persuadons pas, quoi qu’en ait dit Fourier, qu’il soit juste d’enlever à Descartes la gloire d’avoir inventé l’application de l’algèbre à la géométrie. La démonstration de Fourier est de forme irréprochable, mais au fond à peine spécieuse.
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J. Bertrand La Vie d’un savant au XVIe siècle - Francois Viète

Un capitaine, le plus habile du monde, vainqueur héroïque de tous ceux qui s’arment d’un pieu, manient l’épée, lancent flèches et javelots, doit le céder dans l’histoire de l’art militaire aux inventeurs de la poudre, des fusils, des canons et de l’exercice à feu. C’est pour cela que Viète, malgré son admirable génie mathématique, ne pourrait être rapproché sans injustice de Descartes, de Huygens, de Leibniz et de Newton.
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J. Bertrand La Vie d’un savant au XVIe siècle - Francois Viète

Le château du Parc était un fort et une retraite où la dame de Soubise offrait, avec une généreuse hospitalité, le libre exercice du culte aux protestans fugitifs ou proscrits. La petite Catherine était admirée de tous ; intelligente, spirituelle, studieuse, singulièrement précoce, et instituée déjà en bonne discipline, elle apprenait avec reconnaissance tout ce que Viète voulait bien lui montrer. Latin, grec, algèbre, géométrie, astronomie, — il lui enseignait que la terre ne tourne pas, lui démontrait qu’elle ne peut tourner — Catherine comprenait tout.
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