J. Bertrand, La Vie d’un savant au XVIe siècle - Francois Viète
“ Viète y avait appris que chacun doit vivre dans la condition où il est né, et, loin des agitations ambitieuses, conduire sa barque sur de modestes ruisseaux : Tuta mage est puppis modico quæ flumine fertur. Il fit tout le contraire et traversa cette orageuse fin de siècle, en compagnie des plus grands personnages, sur des esquifs battus par la tourmente. Son père l’envoya chez les Cordeliers de Fontenay, qui, sans transformer leur couvent en collège, instruisaient volontiers les enfans, riches ou pauvres, désireux de savoir et d’apprendre. Une aumône payait chaque leçon. ”
