Résumé

Imbert de Saint-Amand La Sœur de Henri IV d’après une biographie nouvelle

Cependant, parmi les catholiques comme parmi les protestans, il y avait de nombreux exemples de convictions profondes, par conséquent respectables, et bien des consciences eurent à subir les mêmes tortures morales que Catherine de Bourbon. Nous qui vivons dans un siècle où la liberté de conscience paraît être une conquête définitive de l’esprit humain, nous ne devons oublier ni les luttes secrètes ni les angoisses intimes qui firent à d’autres époques le tourment de certaines âmes.
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Imbert de Saint-Amand La Sœur de Henri IV d’après une biographie nouvelle

Cependant au milieu de cette cour voluptueuse, dont Jeanne d’Albret disait : « Ce ne sont pas les hommes ici qui prient les femmes, ce sont les femmes qui prient les hommes, » on rencontre des types exemplaires. La femme de Charles IX, Elisabeth d’Autriche, celle de Henri III, Louise de Vaudemont, épouses irréprochables, ornées de toutes les vertus de leur sexe, vécurent et moururent comme des saintes, et les écrits du temps, si prodigues en révélations scandaleuses, respectent tous la sœur de Henri IV, Catherine de Bourbon.
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Imbert de Saint-Amand La Sœur de Henri IV d’après une biographie nouvelle

Catherine de Bourbon naquit à Paris le 7 février 1559 d’Antoine, duc de Vendôme, et de cette vaillante Jeanne d’Albret, « reine n’ayant de femme que le sexe, comme dit d’Aubigné, l’âme entière aux choses viriles, l’esprit puissant, aux grandes affaires et le cœur invincible aux adversités. » En 1563, Jeanne d’Albret, déjà veuve, embrassa le calvinisme et fit élever ses deux enfans, dans la religion formée. Tout le monde connaît la rude et vigoureuse éducation qu’elle donna à son fils, « nourri en lieux âpres, tête nue et pieds nus. »
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