Résumé

Souvenirs du règne de Henri IV. Les amours de Catherine de Bourbon… (1879)

Là dessus la comtesse engagea Catherine à suivre les mouvements de son cœur et à épouser le comte de Soissons; et, comme la princesse se récriait en disant : « Comment, moi, épouser un perfide! — Non, madame, il ne l'est pas, » répondit Corisande ; « il vous aime pour le moins autant que vous l'aimez ; il ne vous a jamais trahie. On vous a trompés tous les deux. Je vais vous donner les preuves les plus convaincantes de l'innocence du comte, » et elle dévoila tout.
Source : Gallica

Souvenirs du règne de Henri IV. Les amours de Catherine de Bourbon… (1879)

« Laissez en repos votre sœur et le comte, dit de Rosny. Vous avez à vous occuper d'autres affaires. — Lesquelles? dit le roi. — Votre Majesté n'ignore pas que j'ai entamé des négociations avec M. de Villars relativement à la soumission de la Normandie ; si l'on tarde, il faut craindre qu'il se laisse séduire par le roi d'Espagne et le duc de Mayenne. — Ni la Normandie, ni tout l'univers, reprend le roi, ne m'intéressent autant que cette affaire, occupez-vous-en de suite. — Je veux bien le faire, dit de Rosny, mais, pour Dieu, n'allez pas dire que vous m'en avez chargé. »
Source : Gallica

Souvenirs du règne de Henri IV. Les amours de Catherine de Bourbon… (1879)

Charles III, duc de Lorraine, avait été mêlé si intimement aux intrigues de la Ligue, qu'on l'accusa d'avoir osé aspirer à la couronne de France. Il était époux de Claude, fille de Henri II, et croyait que son union lui donnait des droits à la succession d'Henri III. Catherine de Médicis, sa belle-mère, n'avait rien négligé pour encourager ses prétentions, et le duc avait tout lieu d'espérer qu'il obtiendrait par ses services l'avantage d'augmenter tout au moins son petit Etat. Cependant la conversion du roi avait détruit les espérances de la Ligue
Source : Gallica

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