Marguerite de Valois

Résumé

Marguerite de Valois,  La ruelle mal assortie (1922)

“ « Mais Peton, dit-elle, à son contemplateur muet, ne sçauriez vous à tout le moins repondre pour me contenter que vous reconnoissés tous les jours en moy de nouvelles graces. » Elle lui montrait ses mains, si naturellement belles que même mal soignées depuis huit jours, elles « effacent » celles de Peton et leur « feroient perdre tout leur lustre. ». « Ça donc, venez à l'adoration de tant de beautez. » Elle a le cœur toujours si jeune qu'elle ne peut imaginer que son corps ne le soit plus. ”
Source : Gallica

Marguerite de Valois,  La ruelle mal assortie (1922)

“ L'amour n'est pas un acte d'adoration perpétuelle sans espoir de récompense, ni la simple communion des âmes, ni un regard sur le divin, ou bien, s'il y apparaît quelque chose de tout cela, il est par-dessus tout un attrait sensible qui pousse deux êtres de chair à se rapprocher et à s'unir.
La Ruelle mal assortie, c'est la preuve en action de la vanité des rêves contre nature. Avec l'audace tranquille d'une
femme que son rang dispense des préjugés, Marguerite se met elle-même en scène et se livre en exemple.
”
Source : Gallica

Marguerite de Valois,  La ruelle mal assortie (1922)

“ Peut-être ce qu'Henri III pardonna le moins à Marguerite, ce fut les moqueries, « où les femmes étoient intéressées », sur les beaux éphèbes avec qui il vivait en une privauté
équivoque. Si elle n'épargnait pas le roi de France, peut-on s'étonner qu'elle malmenât, et royalement, une créature, ce béjaune, incapable d'exprimer avec des mots l'ardeur de sa passion et l'impatience de ses désirs.
”
Source : Gallica

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