Jean de Rotrou,
La belle Alphrede comedie de Rotrou…
(1639)
“ ORANTE, ISABELLE. ORANTE. CE Rodolphe, ma soeur, vous couste trop de pleurs, Ne vous consommés plus d'inutiles douleurs ; Quelle autre se relasche à des plaintes pareilles ? Parlés vous à la mort ? elle n'a point d'oreilles, Luy monstrés vous vos pleurs ? elle a les yeux bandés, Orphée à peine obtint ce que vous demandés, Encor flattant un deuil, bien plus grand que le vostre, Et donnant d'une main, elle reprit de l'autre ; Elle n'entend, ny voit les souspirs des humains, Et n'a de tous les sens, que l'usage des mains. ”
