Isaac de Benserade,
La Mort d’Achille et la dispute de ses armes
“ Empeschez, juste Ciel, que ce malheur arrive, Meurs, ô piété sainte ! afin qu’Achille vive. Achille. Foible, & trop lâche esprit à la frayeur ouvert, Me puis-je pas sauver, si le Ciel ne me perd ? S’il veut qu’avec mes jours ma gloire se consomme, Le Ciel n’est-il pas Ciel, & ne suis-je pas homme ? Si tu m’as vu saigner, tu me peux voir mourir, La mort est un danger que je dois encourir, « Tout l’effort des humains contre elle est ridicule, » C’est le destin d’Achille, & ce le fut d’Hercule. Mais quel presage as-tu de ce mal que tu crains ? Alcimede. ”
