Résumé

Jean de Mairet L'illustre corsaire: tragicomedie

ERPHORE.
Vous ferez, s'il vous plaist, les choses que vous dites,
Puisque vostre puissance est quasi sans limites:
Mais vostre Majesté doit cacher sagement
Son juste déplaisir & son resentiment,
Puisque Dorante feint, feingnez aussi de mesme,
Et si, comme je croy, la Princesse vous ayme,
Armille nous dira les moyens les plus cours
Pour changer son destin, ou luy donner secours.
LYPAS.
C'est l'Oracle, en effait, qu'il faut que je consulte,
Et qui doit me resoudre au fort de ce tumulte,
Erphore, où penses-tu qu'elle soit maintenant?
ERPHORE.
Chez soy.
Source : Gutenberg

Jean de Mairet L'illustre corsaire: tragicomedie

TENARE.
Amour me les suggere, & les neuf doctes Sœurs,
Qui laissent rarement une bouche muette.
CELIE.
Je croy qu'en son bon sens il fut mauvais Poëte.
SCENE IV. ISMENIE, FELICE, ARMILLE, revenant à TENARE.
ISMENIE.
Enfin, discret Amant, nous l'avons deviné,
Celie est ce Soleil, cet objet fortuné,
Cette chere Maistresse, & si digne d'envie,
Qui dispose du sort d'une si belle vie,
Et dont la gentillesse & les regards charmans
Luy font gaigner en vous le Phœnix des Amans.
CELIE.
C'est en vostre faveur, mon Cœur, que l'on me loue.
TENARE.
Il est vray.
ISMENIE.
Dites donc?
Source : Gutenberg

Jean de Mairet L'illustre corsaire: tragicomedie

CELIE revenuë.
Quoy, Madame, ce fou vous a-t'il attristée?
ISMENIE.
Non pas tant que surprise.
CELIE.
Eh bons Dieux! & comment?
ISMENIE.
Ou j'ay sujet de l'estre, ou par enchantement
Ce qui c'est dit & veu, n'est qu'ombre & que mensonge,
Ou tous les assistans n'ont fait qu'un mesme songe.
CELIE.
Je sçay trop que pour moy je n'ay point sommeillé,
Et qu'encore à present j'ay l'œil bien éveillé:
Mais que vous a-t'il dit qui vous ait pu surprendre?
ISMENIE.
Ce que rien de mortel ne luy pouvoit apprendre
Source : Gutenberg

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