Isaac de Benserade,
Poésies de Benserade
“ Si c’est vôtre honneur, c’est ma gloire ; Et de bon cœur je vous promets, Si vous en perdez la mémoire, De ne m’en souvenir jamais. On auroit tort de vous blâmer. Chacun suivant ce qu’il veut suivre ; Sans nous voir et sans nous aimer, Nous n’avons pas laissé de vivre ; Et comme il m’importe bien peu, Aprés avoir éteint mon feu, Qu’avec vous tout le monde en rie, Souffrez, dans le temps que je perds, Que j’en fasse une raillerie, Aprés en avoir fait des vers. À Monsieur Esprit, premier Médecin de Monsieur.SONNET. Esprit, qui de si loin ramenez la santé. ”

