Marguerite de Navarre,
Les Marguerites de la Marguerite des Princesses
“ Par tout le cerche, et de le voir j’ay crainte. Car je ne puys, le voyant, supporter Qu’il ayme ailleurs à bon escient sans feinte. Pour quelque temps je me suis bien contrainte De l’endurer, celant ma passion, Pensant qu’au jour il y ha heure mainte, Et qu’amour fust jointe à mutation. Rien n’a servy ma bonne intention, Je l’ay perdu, : il ha une maistresse Qui de son cœur prend la possession. Il est bien vray que le corps seul me laisse. Son corps sans cœur augmente ma tristesse. ”
