Marguerite d'Angoulême

Définition et enjeux

L. de Loménie Études sur la littérature romanesque en France

Tous ceux au contraire qui avaient étudié un peu sérieusement la figure de Marguerite d’Angoulême savaient que la sœur de François Ier avait conquis et mérité de son vivant la réputation d’une personne aussi respectable par ses vertus que distinguée par les agrémens et la solidité de son esprit. L’éditeur de ses lettres nous fait remarquer lui-même que, pendant la vie de Marguerite, « il ne s’éleva pas l’ombre d’un soupçon sur la pureté de ses mœurs [3] . »
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L. de Loménie Études sur la littérature romanesque en France

Un an s’était à peine écoulé, et l’éditeur des lettres de Marguerite, ayant retrouvé et publiant une nouvelle correspondance de cette princesse, plus intéressante encore que la première, n’hésitait pas à se faire le propagateur, avec des adoucissemens plus apparens que réels, de cette imputation odieuse qui l’avait d’abord si vivement indigné. Un pareil changement d’opinion suppose la découverte de quelque document accablant, dont l’irrésistible évidence a dû contraindre un admirateur passionné, mais sincère, de Marguerite d’Angoulême à s’incliner avec douleur devant la vérité.
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Portrait de Pierre Larousse Pierre Larousse Grand dictionnaire universel du XIXe siècle

MARGUERITE DE VALOIS ou D’ANGOULÊME, reine de Navarre, fille de Charles d’Orléans et sœur de François Ier, née à Angoulême en 1492, morte à Odes (Bigorre) en 1549. Belle, spirituelle, instruite, connaissant l’italien, l’espagnol, le latin et même un peu de grec et d’hébreu, joignant à l’élégance exquise des manières les plus précieuses qualités du cœur, bonne, humaine, tolérante dans un temps d’excessive intolérance religieuse, honnête au milieu d’une cour où régnait la plus grande corruption, Marguerite fut sans contredit la princesse la plus accomplie de son siècle.
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