Résumé

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt Scènes historiques du protestantisme français (1879)

« C'est un gentilhomme envoyé à Votre Majesté par les sujets de mon père, » dit l'enfant.
« Ah ! ce Béda ! bien est pour lui qu'il soit loin retourné. Vous ferez, ma fille, ce que le roi et la reine vous ordonneront et ce qu'avez promis vous-même. Si vous persistez à repousser le duc, plus jamais ne vous parlerai! »
Les forces de la petite princesse commençaient à défaillir, trahissant son courage : des larmes jaillirent de ses yeux. « Plutôt que d'épouser le duc de Clèves, je me jetterai dans le puits de la cour! »
Le roi se retourna vers dame Aymée, silencieuse derrière son fauteuil.
Source : Gallica

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt Scènes historiques du protestantisme français (1879)

J'en rendrai compte à Dieu! » répondit hardiment le moine, dont les regards restaient fixés sur l'ouverture du puits.
Les deux corps étaient étendus à terre, en apparence tous deux privés de vie ; les ecclésiastiques troublés s'étaient écartés, le moine avait placé la main sur ces cœurs brisés. Il secoua la tête, et une larme parut à ses paupières lorsqu'il quitta madame de Moissac. « Celle-ci vit encore, » dit-il en tâtant le pouls d'Inès. Elle ne vous sera guère reconnaissante de la ramener en ce monde, mon père ! dit brutalement Hiérapine, elle ne ressuscitera que pour souffrir !
Source : Gallica

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt Scènes historiques du protestantisme français (1879)

« La jeune madame est bien arrivée auprès de M. le baron, et le nourrisson dort joyeusement en son berceau. » Elle regardait tout droit devant elle en parlant, afin de ne pas attirer l'attention des geôliers. « Le Seigneur soit loué! » murmurait madame de Moissac. Inès reprit sa marche sans pouvoir porter la main à son front d'où le sang coulait goutte à goutte.
« Ce sont ici les enseignes du Seigneur Jésus, »
pensait-elle, et son âme goûtait en silence la douceur qu'avaient éprouvé les apôtres lorsqu'ils avaient été trouvés dignes de souffrir quelque opprobre pour le nom de leur Maître.
Source : Gallica

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