Le concept de rien désigne une absence, une négation ou un vide, souvent exploré par des auteurs qui interrogent l’essence de l’être et les limites de l’expression. Victor Hugo, dans Le Rhin, affirme : « Je ne suis rien, je le sais, mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout », illustrant une réflexion sur la fragilité de l’identité. Maurice Barrès, quant à lui, insiste sur l’immuabilité de l’âme dans Sous l’œil des barbares : « J’existe, essence immuable…
derrière ce corps, derrière ces pensées », soulignant une dualité entre l’être et l’apparence. Alain-Fournier, dans Miracles, évoque l’acceptation du monde : « Ne rien—même au fond—mépriser. S’y fondre… ». Ces approches, allant de l’existentialisme à la métaphysique, révèlent une tension entre le néant et la création, thème central dans les textes liés au rien, au néant ou au zéro.