Johann Wolfgang von Goethe

Johann Wolfgang von Goethe

Résumé

Portrait de Johann Wolfgang von Goethe Johann Wolfgang von Goethe Les Souffrances du jeune Werther (1774)

Vois-tu, nous rêvons quand nous parlons de la mort. J’ai vu mourir plusieurs personnes ; mais l’homme est si borné, qu’il n’a aucune idée du commencement et de la fin de son existence. Actuellement encore à moi, à toi ! à toi ! ma chère ; et un moment de plus... séparés... désunis... peut-être pour toujours ! Non, Charlotte, non... Comment puis-je être anéanti ? Nous sommes, oui... S’anéantir ! qu’est-ce que cela signifie ? C’est encore un mot, un son vide que mon cœur ne comprend pas... Mort, Charlotte ! enseveli dans un coin de la terre froide, si étroit, si obscur !
Source : Wikisource

Portrait de Johann Wolfgang von Goethe Johann Wolfgang von Goethe Les Souffrances du jeune Werther (1886)

Ces chants étaient doux, mais tristes. Ils pleuraient la mort de Morar, le premier des héros. Son âme était semblable à l'âme de Fingal ; son glaive, à celui d'Oscar... Mais il tomba, et son père gémit, et les yeux de sa sœur versèrent des larmes, les yeux de Minona, la sœur du vaillant Morar. En entendant le chant d'Ullin, elle se retira, comme la lune, à l'occident, cache sa belle tête dans les nuées, quand elle prévoit une pluie d'orage... Avec Ullin, j'accompagnai sur la harpe ce chant de deuil.
RYNO.
Le vent et la pluie ont cessé; au midi, le ciel est serein, les nuées se dispersent.
Source : Gallica

Portrait de Johann Wolfgang von Goethe Johann Wolfgang von Goethe Les Souffrances du jeune Werther (1887)

Ah! lorsque, encore à demi dans l'ivresse du sommeil, je la
cherche, et là-dessus me réveille, un torrent de larmes s'échappe de mon cœur, et je pleure, désolé du sombre avenir qui est devant moi.
22 août.
Que je suis à plaindre, Wilhelm ! j'ai perdu tout ressort, et je suis tombé dans un abattement qui ne m'empêche pas d'être inquiet et agité. Je ne puis rester oisif, et cependant je ne puis rien faire. Je n'ai aucune imagination, aucune sensibilité pour la nature, et les livres m'inspirent du dégoût. Quand nous nous manquons à nous-mêmes, tout nous manque.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature