Marguerite Burnat-Provins,
La fenêtre ouverte sur la vallée…
(1912)
“ « Viens à moi, tu laisseras couler ton cœur avec cette liqueur endeuillée que je renferme et tu oubliras. » Marie-Raphaële, c'est la nuit. Il n'y a dans le pré que ma robe blanche debout, il n'y a que mon ombre, noire et couchée. La lune garde les colchiques décolorés qui dorment, la paix habite les arbres silencieux et le baiser chaste et glacé descend sur mes yeux. Divine caresse, consolante et pure étreinte de clarté ! En moi tout s'allège et le rayon me porte immatérielle, sereine, à travers la vallée. ”
