Antony Valabrègue, Petits poèmes parisiens ; Filles de Paris… (1880)
“ Et nous, que la fraîcheur de la belle saison Remplit, comme autrefois, de joie et de jeunesse, Nous sentons revenir, au milieu d'un frisson, Ce doux besoin d'aimer qui nous trouble sans cesse. Mais quand nous leur parlons, elles ne savent pas Que nous avons au cœur une vague espérance. Pour repousser l'amour qui s'attache à leurs pas, Elles auront toujours leur jeune insouciance. A l'ombre des taillis, sans détourner les yeux, Elles vont s'éloigner bientôt entre les branches, Emportant loin de nous, avec leurs bruits joyeux, La gaîté du printemps dans leurs toilettes blanches. ”
