Antony Valabrègue, Petits poèmes parisiens ; Filles de Paris… (1880)
“ Primevères, roses, jasmin, Elle a des fleurs fraîches comme elle. Elle a la naïve beauté, Dont notre âme est toute ravie ; On voudrait être à son côté, Pour y passer toute la vie. Mais son cœur, avant de changer, En lui-même a mis sa défense; Nos regards ont beau s'y plonger, Ils n'y trouvent que l'innocence. III Les poètes, gens curieux, Lorsqu'ils s'en vont à l'aventure, Regardent tout avec des yeux Que n'arrête aucune clôture. Ils sont heureux, sans se lasser, De poursuivre un rêve futile; Ils vont voir les femmes passer, Comme on regarde l'eau qui file. ”
