Antony Valabrègue

Élements biographiques

Antony Valabrègue,  Petits poèmes parisiens ; Filles de Paris… (1880)

“ Primevères, roses, jasmin, Elle a des fleurs fraîches comme elle.
Elle a la naïve beauté, Dont notre âme est toute ravie ; On voudrait être à son côté, Pour y passer toute la vie.
Mais son cœur, avant de changer, En lui-même a mis sa défense; Nos regards ont beau s'y plonger, Ils n'y trouvent que l'innocence.
III
Les poètes, gens curieux, Lorsqu'ils s'en vont à l'aventure, Regardent tout avec des yeux Que n'arrête aucune clôture.
Ils sont heureux, sans se lasser, De poursuivre un rêve futile; Ils vont voir les femmes passer, Comme on regarde l'eau qui file.
”
Source : Gallica

Antony Valabrègue,  Petits poèmes parisiens ; Filles de Paris… (1880)

“ Par les beaux jours d'Eté, tremblants et vaporeux, Habile à varier les tons, elle aime à prendre, Sous le tulle léger d'une nuance tendre, La couleur de l'eau claire et des horizons bleus.
A deux rangs de velours qu'à la jupe elle porte, De sa tunique étroite accommodant les plis, Elle a l'éclat mourant des grands arbres pâlis, Pendant l'Automne, avec sa robe feuille-morte.
L'Hiver est revenu : dès le premier frisson, Des blancheurs de l'hermine elle est environnée, Et sa beauté revêt, à la fin de l'année, La neige et les frimas de la froide saison.
”
Source : Gallica

Antony Valabrègue,  Les frères Le Nain (1904)

“ Nous voici à la dernière toile, encore plus surprenante, quand on se rappelle le style si sage des Le Nain. Dans cette composition la Fête bachique, une famille de villageois a l'air de se livrer à une folle joie et de célébrer le jus de la vigne. Un vigoureux paysan, portant une cornemuse en bandoulière et laissant traîner à ses pieds la hotte du vendangeur, soulève en l'air une cruche Aide et pousse de bruyants vivats. ”
Source : Gallica

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