Résumé

Portrait de Léon Valade Léon Valade Oeuvres de Léon Valade : poésies posthumes (1890)

D'où tant de pavillons avec tant de fanfares Jaillissent, que toi-même, ô grand Ciel, t'en effares, Jusqu'à ne point frapper de ton foudre dormant, Vieil époux de la Mer, ce triomphal amant Dont l'adultère auguste et béni se consomme... Pourtant, tout enfoncé que vous semble cet homme En un songe où tout vil souci doit s'oublier, Au pas le plus léger qui vient, le gondolier, Trop amoureux du gain pour bouder la corvée, Sans effort, sans regret de l'extase rêvée Où le vaisseau ducal flamboyait tout en or, Se redresse, et d'un ton câlin : « Barca, signor ? »
Source : Gallica

Portrait de Léon Valade Léon Valade Oeuvres de Léon Valade : poésies posthumes (1890)

Où l'écho, n'effleurant l'oreille Que de sons mouillés vaguement, Fait la douceur du bruit pareille A celle d'un chuchotement;
Où, balançant la sieste molle Avec un rythme de berceau, File, vire et fuit la gondole A fleur de mer, comme un oiseau;
Au riant pays des lagunes, C'est là que les soleils meilleurs Et les brises plus opportunes Font le destin plus doux qu'ailleurs;
C'est là que le reste du monde S'oublirait le plus volontiers, Et que mon âme vagabondé Chaque hiver 'élit ses quartiers
Source : Gallica

Portrait de Léon Valade Léon Valade Oeuvres de Léon Valade : poésies posthumes (1890)

J'ai rencontré deux yeux d'un bleu céleste, Des yeux — d'un si beau bleu ! ;
Les tresses d'or, le sein gonflé, la bouche, Rose mouillée, oh! je m'en émus peu, Voyant briller ces yeux d'un bleu farouche, Ces yeux — d'un si beau bleu!
QUATRE CHANSONS DE ROBERT BURNS, 91
Elle parla, sourit, la chose est sûre, Et prit mon coeur : je n'y vis que du feu ; Mais ses yeux seuls causèrent ma blessure, Ses yeux — d'un si beau bleu!
L'amour muet peut-il se faire entendre ? Fasse le ciel qu'elle exauce mon voeu : Sinon, je meurs — par ces yeux d'un bleu tendre, Ces yeux — d'un si beau bleu !
Source : Gallica

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