Abbé Perrot, La Grève de Pordic
“ Car tel était pour nous, sur mer un jour entier. Je pensais, de danger ne prévoyant pas l’ombre, Qu’avant que le soleil se soit plongé dans l’ombre, Je pourrais dire : Enfin je ne suis plus enfant ; J’ai bien osé franchir un bras de l’Océan. Mais, ô déception !... sur un bateau bien frêle Nous venions de monter, quand l’aurore si belle Tout-à-coup s’assombrit. Le vent mugit, le flot Tout d’abord si tranquille, en longs sillons bientôt Se soulève et déferle avec un bruit sauvage, Où perd tous ses efforts l’impuissant équipage. La voile qui sur mer est l’aile de l’oiseau ”
