Marie Constance Albertine Montaran, Anselme, par la bnne de Montaran (1840)
“ ANSELME. 257 une tache de sang que rien ne peut effacer J'entends un cri d'agonie; mille échos le redisent, le rapportent à mon âme. L'épée qui a déchiré ta poitrine s'est enfoncée dans la mienne; mes blessures saignent toujours ! Le vent de la colère divine a divisé mes jours ; la mort de l'innocent a brisé la vie du meurtrier... Qu'ai-je donc fait pour tant souffrir?... J'ai tué mon frère !... J'ai failli devenir fou... Que de passions, que de regrets se pressent dans ma conscience ! Dieu ! qui voit mon coeur, peut-il croire que son amour en bannira tout-à-fait un autre amour? ”
