Eugène Lambert, Une femme sacrifiée : histoire véritable (1836)
“ Je n'ai pas épuisé peut-être mon courage et mes forces; la vie, pour être amère, n'a pas sur mes lèvres décolorées épanché tout son calice : personne n'aurait donc plus besoin ici-bas de mes soins et de mon dévouement, et puis-je bien ainsi disposer seule de mes jours qui n'appartiennent qu'à Dieu et au monde? — Non, non, je ne dois point mourir ; non, c'est un rêve pénible qui vient d'abuser mon esprit ; c'est un sommeil glacé qui a engourdi mes sens et ma raison. — Qui donc peut désirer la mort? — Les lois de la nature, la voix de mon coeur et de Dieu, tout m'enchaîne encore à la vie. ”
