Résumé

Arnould Frémy Les Femmes proscrites, par Arnould Frémy… (1840)

Ce furent ses dernières paroles, quelques instans après, elle n'existait plus. Le matin même du jour de sa mort, elle avait témoigné le désir de se confesser. Le prêtre qui l'assista déclara avoir été touché des sentimens de repentir et de piété qui s'étaient fait jour au milieu de l'aveu de ses fautes. C'était une de ces ames faites pour démentir par la grace de leur pénitence l'anathème de leur destinée.
Le calme héroïque et l'élévation des derniers instans de cette femme avaient entièrement relevé le courage de Varnet et lui permirent de veiller lui-même aux préparatifs de son inhumation.
Source : Gallica

Arnould Frémy Les Femmes proscrites, par Arnould Frémy… (1840)

M. Damirant lui retraçait les peines de l'abandon que Varnet avait aussi ressenties. L'écho des invocations les plus tendres s'éveillait alors dans son coeur, et si parfois elle était tentée de céder au découragement, elle se disait, en élevant son coeur vers Dieu : « Il souffre peut-être en ce moment, son ame est comme la mienne confondue et saisie d'une même peine, et s'il faut que cette affection parfaite soit à jamais perdue pour moi sur la terre, du moins la retrouverai-je dans le ciel. »
Source : Gallica

Arnould Frémy Les Femmes proscrites, par Arnould Frémy… (1840)

Madame de Melvart, guidée par la clairvoyance de son coeur, avait supporté patiemment l'éloignement de celui que la grandeur même de ses peines n'avait fait que lui rendre plus cher. Elle connaissait trop bien la nature des sentimens profonds pour ne pas comprendre et pardonner ce détachement de tout commerce que produisent les déceptions de la vie. Elle savait que l'affection toute filiale que Varnet lui avait autrefois portée, lui serait rendue tôt ou tard, et se regardait comme une protectrice réservée qu'il invoquerait luimême après les troubles de son coeur.
Source : Gallica

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