Caroline Normand, Souvenirs et pensées d'une jeune fille (1863)
“ On voudrait la paix, et à peine en a-t-on savouré les douceurs pendant quelque temps, que les inquiétudes viennent assiéger notre âme ; l'incertitude, sur la plupart des choses, ajoute encore un tourment aux douleurs présentes. Ah! je le sens dans les heures d'abattement, quand on s'écrie en inclinant son front vers la terre : « Fiat voluntas tua! » c'est une douce consolation d'être assurés que Dieu nous entend. C'est une chose bien triste de voir mourir quelqu'un qu'on aime ! Mon coeur est plein de larmes ! Mon Dieu, combien ce qui nous a donné de la joie peut nous causer de peine ! ”
