Résumé

Caroline Normand Souvenirs et pensées d'une jeune fille (1863)

On voudrait la paix, et à peine en a-t-on savouré les douceurs pendant quelque temps, que les inquiétudes viennent assiéger notre âme ; l'incertitude, sur la plupart des choses, ajoute encore un tourment aux douleurs présentes.
Ah! je le sens dans les heures d'abattement, quand on s'écrie en inclinant son front vers la terre : « Fiat voluntas tua! » c'est une douce consolation d'être assurés que Dieu nous entend.
C'est une chose bien triste de voir mourir quelqu'un qu'on aime ! Mon coeur est plein de larmes ! Mon Dieu, combien ce qui nous a donné de la joie peut nous causer de peine !
Source : Gallica

Caroline Normand Souvenirs et pensées d'une jeune fille (1863)

« Je voudrais être grand! » Ah! gardez votre coeur de ce désir ! qu'il n'empoisonne pas la plus riante saison de votre vie! Je voudrais que chacun de vous sentît le prix des joies que le bon Dieu donne à l'enfance !
Peut-être n'avez-vous jamais pensé, petits ingrats, à ces biens de tous les jours? Vous en jouissez sans même en connaître le prix. Repassons-les ensemble : votre premier âge, ce riant printemps de la vie de l'homme, s'écoule doucement, sans souci du lendemain, sans inquiétude de l'avenir; vous rêvez la félicité dans la possession d'un jouet
Source : Gallica

Caroline Normand Souvenirs et pensées d'une jeune fille (1863)

L'espérance est un sentiment inhérent au coeur.
Dès qu'il peut analyser ses pensées, l'homme y trouve l'espérance toute riante d'attraits, lui montrant la vie en le conviant au bonheur. C'est une étoile brillante qui, comme la colonne de feu marchant devant les Israélites au désert, plane sur toutes les âmes et parle à tous les âges le langage qui leur est propre.
A l'enfant, l'espérance montre un jouet nouveau, un livre intéressant, une approbation de son père, un baiser de sa mère, comme récompense d'un devoir bien fait.
Source : Gallica

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