Olympe de Milon de Lernay, Hommage et souvenirs ; par Célestin de Sévanne (1865)
“ Seigneur ne plus verser le trop plein de mon coeur Dans l'ode, vase d'or, et de perle et d'ivoire, Où s'unissent d'amour et parfums et liqueur?... Ne plus dire à la terre, au ciel, à la nature, Que vous êtes la vie, ô libéral époux !... La gloire, le bonheur, l'appui, la nourriture, De l'âme qui vous cherche et s'abandonne à vous? Emprisonner cette âme !..... en faire une captive En son cachot obscur qu'il faudrait démolir ! C'est oublier que l'aigle indépendante, active, Ne peut viser qu'au ciel et l'atteint sans faiblir. ”
