Résumé

Portrait de François Coppée François Coppée A voix haute : discours et allocutions… (1899)

J'ai essayé de retracer devant vous, autant qu'il était possible de le faire dans les étroites limites d'un discours, la vie et l'oeuvre d'un poète qui a suivi la route de l'Art, les yeux toujours fixés, comme un berger de l'Écriture, sur l'étoile de l'Idéal; d'un poète qui serait au premier rang, s'il n'était pas né dans un siècle qui a donné à la France Alfred de Musset, Lamartine et Victor Hugo, et dans lequel vous avez eu, Messieurs, l'orgueil de compter de tels hommes dans vos rangs.
Source : Gallica

Portrait de François Coppée François Coppée A voix haute : discours et allocutions… (1899)

Heureux aussi le poète
qui, comme le pauvre ami à qui nous disons aujourd'hui adieu, conserve son âme d'enfant, sa fraîcheur de sensations, son instinctif besoin de caresses, qui pèche sans perversité, a de sincères repentirs, aime avec candeur, croit en Dieu et le prie humblement dans les heures sombres, et qui dit naïvement tout ce qu'il pense et tout ce qu'il éprouve, avec des maladresses charmantes et des gaucheries pleines de grâce!
Heureux ce poète, j'ose le répéter, tout en me rappelant combien Paul Verlaine a souffert dans son corps malade et dans son coeur douloureux.
Source : Gallica

Portrait de François Coppée François Coppée A voix haute : discours et allocutions… (1899)

Mais à ses élus, à ses préférés, la Muse n'accorde pas seulement l'inspiration ; elle leur donne aussi la candeur des sentiments, l'ingénuité du coeur. Elle fait d'eux des êtres singuliers que n'endurcissent pas les coups du sort, et qui gardent, jusque sous les cheveux blancs, leur indignation devant le mal et l'injustice, leur pitié devant la souffrance, leur enivrement devant la beauté, l'héroïsme et le génie.
Source : Gallica

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