Anatole France,
La Vie littéraire
“ Les Vénus de M. de Banville sont vénitiennes. Elles ne savent pas un mot de mythologie. Ce sont de ces figures dont les peintres disent qu'elles plafonnent.L'olympe du poète est un Olympe de salle de fêtes. En habit de carnaval héroïque, les dames et les cavaliers vont par couples et dansent avec grâce sous la coupole peinte, au son d'une molle musique. Et c'est là le monde poétique de M. Théodore de Banville.Rien n'y parle au coeur; rien n'y trouble l'âme. Aucune amertume n'y corrompt la douceur qu'on y boit par les yeux et par les oreilles. ”
