Théodore de Banville

Théodore de Banville

Résumé

Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville Camées parisiens

Une tête ravissante et on ne peut plus étrange, car elle est le contraire de ce qu’elle est ; le front large, les yeux éclatants et peu grands, le petit nez droit, bien dessiné, arrondi, un peu serré, la très-petite bouche dont cependant les deux lèvres sont charnues, le menton bien rond, le bas du visage presque large, auraient quelque chose de tranquille et de matériel, si tous ces traits n’étaient pas exaltés, dilatés par je ne sais quelle poésie expansive, qui n’est peut-être que le désir et le besoin d’être adorée par tout ce qui existe !
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Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville Camées parisiens

De très-grands yeux dont le noir est une flamme, dont le blanc est chaud et lumineux, et qu’ombragent de très-près des sourcils d’une ligne presque droite ; un nez osseux, un peu serré, aux narines relevées, mais que l’inspiration ou la passion dilatent ; des joues d’une pâleur fauve, aux plans droits qui naturellement s’éclairent ; une bouche de pourpre dont les lèvres sont charnues sans être épaisses, et qui, en s’ouvrant, laisse voir des dents régulières, d’une éclatante blancheur de neige et d’ivoire, sont adoucis par une rare expression de patience et de bonté.
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Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville Camées parisiens

Si l’ovale du visage, d’une ligne trop rapide court au petit menton arrondi ; si la chevelure à la mode cache un front puissant ; si les yeux ne laissent voir que leur étincelle, s’enfoncent et n’ont qu’un point de lumière, comme les sourcils n’ont qu’un point d’ombre ; si le nez malicieux et arrondi au bout semble un peu large et court, c’est qu’il faut que tout laisse le premier rôle à ces lèvres spirituelles, enfantines et féroces, d’où la Raillerie ailée s’enfuit victorieusement comme une flèche rapide !
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