Charles Diguet,
Les jolies femmes de Paris
(1870)
“ Le front ouvert, le nez alangui, la bouche éloquente dans sa dépression souriante, le menton nuageux dans sa sensualité, chantent tous le mot amour dans une note diverse. La peau, satinée, a ces blancheurs chaudes des ibis, qui naissent blancs et qu'un soleil de pourpre finit, à force de lueurs vermeilles, par carminer. Il semblerait voir cette rose royale appelée « souvenir de la Malmaison ». A l'aube, tout est blanc laiteux; à l'heure de la vie, quand elle s'épanouit sous le regard du jour, quand sonne l'heure d'amour, les feuilles lactées s'embellissent des teintes d'une douce pudeur. ”
