Résumé

Isidore Bourdon La physiognomonie ou L'art de connaître les hommes d'après les traits du visage et les manifestations extérieures… (1830)

Un front presque couvert de rides profondes, et dont la peau forme des plis épais, annonce un esprit faible ou paresseux : c'est qu'alors le front est presque toujours déprimé, le cerveau petit.
Si les rides, au lieu d'être parallèles , forment des lignes qui se croisent en tous sens, l'homme qui les porte est au moins un original, et peut-être un imbécile ou un fou : c'est du moins l'opinion de Lavater.
Les rides perpendiculaires qui existent à la racine du nez, entre les deux sourcils, annoncent un homme sérieux et réfléchi, un penseur profond; souvent aussi un homme haineux et vindicatif.
Source : Gallica

Isidore Bourdon La physiognomonie ou L'art de connaître les hommes d'après les traits du visage et les manifestations extérieures… (1830)

Sans les yeux, au contraire, le visage n'exprime plus rien de précis ; les traits, il est vrai, sont encore mobiles et changeants, mais ils semblent manquer de vie ; on reconnait bien encore sur le visage les traits d'un être sensible et intelligent; mais, dans les yeux, c'estl'homme lui-même, c'est son ame tout entière qui nous apparaît, et qui semble communiquer avec tout notre être.
C'est par les yeux principalement qu'on juge de la ressemblance et du vrai caractère de la physionomie : c'est par eux qu'Hélène, dans l'Odyssée reconnait aussitôt Télémaque pour le digne fils d'Ulysse.
Source : Gallica

Isidore Bourdon La physiognomonie ou L'art de connaître les hommes d'après les traits du visage et les manifestations extérieures… (1830)

Mais quand à ce défaut d'intelligence se joignent des penchants vicieux, l'homme n'ayant plus pour les combattre que des armes insuffisantes, souvent alors il en subit l'affreuse tyrannie, et s'abandonne aux passions les plus honteuses , aux actions les plus déplorables.
Les hommes dégradés par de viles passions, par les crimes les plus lâches , ont tous le front étroit et fuyant en arrière ; et cela même les rapproche des animaux, comme des peuples les plus sauvages. Il est du moins consolant pour la vertu, que les crimes se commettent rarement à la vive clarté du génie.
Source : Gallica

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