Claude Jules Berger

Résumé

Claude Jules Berger La bouche humaine : physiologie… (1862)

Si la profession et le métier sont exercés en commun, il se joint à leur effet la puissance incalculable de l'imitation, une sorte d'action sympathique de l'homme sur l'homme ; voilà pourquoi, dans certains corps d'état, les physionomies en général, et la bouche surtout, ont une ressemblance des plus frappantes, des plus extraordinaires. C'est que rien ne tend plus fortement à donner à la physionomie et à l'esprit un caractère uniforme, comme de travailler et de vivre ensemble dans une même atmosphère, dans une usine, sur un vaisseau, dans un cloître, dans une manufacture, dans un atelier.
Source : Gallica

Claude Jules Berger La bouche humaine : physiologie… (1862)

Je suis presque sûr que M. Berryer, bien qu'ayant dépassé la soixantaine, possède toutes ses dents.
M. Crémieux n'a pas précisément la bouche très grande; mais les deux lèvres qui avancent beaucoup, lèvres très mobiles quoique un peu fortes, semblent faites pour articuler de belles et grandes paroles ; certes, M. Crémieux n'est pas un Adonis, et il a trop d'esprit pour ne pas savoir à quoi s'en tenir au sujet de sa beauté physique; mais sa bouche révèle beaucoup d'esprit et beaucoup de cœur. Il y a dans sou sourire l'ironie gauloise de Rabelais et la bonhomie de La Fontaine.
Source : Gallica

Claude Jules Berger La bouche humaine : physiologie… (1862)

La bouche, qui sert si admirablement à la manifestation de la pensée ; La bouche qui, dans la jeunesse, module si tendrement les accents du cœur ; La bouche qui, dans l'âge viril, fait entendre les mots sublimes de patrie, de liberté ; La bouche, qui proclame les biénfaits du Tout-Puissant et chante sa gloire ; La bouche, qui a des sons mille fois plus variés, plus harmonieux que les instruments les plus perfectionnés ; La bouché, trône du sourire et des grandes douleurs ; La bouche, qui est pour la jeune fille ce qu'est pour le rosier la rose qui vient de s'épanouir
Source : Gallica

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