Résumé

Onésiphore Taveau Hygiène de la bouche, ou Traité des soins qu'exigent l'entretien de la bouche et la conservation des dents… (1833)

Mesdames, si je n'étais arrêté par la crainte d'être soupçonné de
plaider autant les intérêts de mon art que la cause de la vérité, qu'il me serait facile de prouver qu'il n'est pas un homme qui n'aime à retrouver, dans une épouse tendrement chérie, quelque chose qui, au défaut de la réalité, lui rappelle les trésors d'une bouche qu'il a tant aimée. Si on savait par quels ressorts secrets les affections des hommes se déterminent, on ne douterait pas que la simple apparence de quelques charmes pût exercer une profonde influence sur leurs idéës, en dépit d'eux-mêmes et de la raison.
Source : Gallica

Onésiphore Taveau Hygiène de la bouche, ou Traité des soins qu'exigent l'entretien de la bouche et la conservation des dents… (1833)

Mais ne serai-je pas suffisamment dédommagé de mes peines si, en développant les soins sur lesquels reposent, à toutes les époques de la vie, l'entretien de la bouche et la conservation des dents, et en le faisant d'une manière tellement claire, que tout le monde puisse les appliquer à soi-même, je parviens à rendre inutile le ministère effroyable de tant de charlatans dont les manoeuvres honteuses tendent à faire croire que notre art ne consiste qu'en un tissu d'actions fallacieuses, quand il ne se montre pas disposé à appliquer sur les dents quelque instrument de douleur !
Source : Gallica

Onésiphore Taveau Hygiène de la bouche, ou Traité des soins qu'exigent l'entretien de la bouche et la conservation des dents… (1826)

Dans les angoisses de la douleur, où rimagination acquiert d'autant plus de force que la raison s'affaiblit davantage, nous acceptons les secours du premier qui se présente, et qui nous fait l'éloge de ses remèdes et la récapitulation de leurs prétendus succès. Ces hommes, dont la plupart n'ont d'autre mérite que l'astuce et le babil, n'ignorent pas que nous croyons facilement tout ce que nous souhaitons avec avidité, ils s'emparent de l'imagination du malade, et lui font payer cher des secours presque toujours funestes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature