Résumé

Louis-François Trolliet Discours d'ouverture du cours d'anatomie appliquée à la peinture et à la sculpture… (1811)

Leur expression est encore analogue, et c'est là l'objet essentiel de l'artiste.
Dans les passions tristes , les yeux sont moins brillans , le visage se décolore , les paupières se rapprochent, les traits sont altérés , les lèvres pâles et abandonnées laissent la bouche entr'ouverte ; la tète penchée , les bras pendans et un abandon général , annoncent la faiblesse dans toutes les parties du corps ; et l'homme parait accablé sous le poids de sa douleur.
Source : Gallica

Louis-François Trolliet Discours d'ouverture du cours d'anatomie appliquée à la peinture et à la sculpture… (1811)

On abuse des vérités les mieux démontrées; on a appliqué à tous les individus , une observation qui n'est exacte que dans les espèces et dans les cas de conformation , altérée. On a voulu mesurer l'intelligence sur l'étendue du front , parce qu'elle indique le volume du cerveau, comme si la perfection d'un organe et de ses propriétés , était la même chose que son volume, et comme si l'œil le plus grand voyait le mieux. On n'a eu aucun égard à sa sensibilité , à l'arrangement de ses parties , à leur mécanisme et à l'harmonie de leur action , que nos sens grossiers ne peuvent apercevoir.
Source : Gallica

Louis-François Trolliet Discours d'ouverture du cours d'anatomie appliquée à la peinture et à la sculpture… (1811)

Dans le calme de l'ame, où la volonté fait taire les passions et cesser les mouvemens, il n'est point de saillies causées par les contractions. Une couleur uniforme accompagne l'immobilité de la face. Il règne dans tous les traits une force tonique qui indique le libre exercice des sens et de l'intelligence : cette force tonique donne la vie aux statues des dieux de l'antiquité.
Source : Gallica

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