Résumé

Ulysse Trélat Introduction à un cours d'anatomie appliquée aux beaux-arts (1863)

Le grand peintre de l'histoire sacrée avait en toutes choses le besoin inné de la perfection; il cherchait l'exactitude du type comme la vérité de la forme, sur la nature.
L'organisation, la variété individuelle ou ethnologique, utiles études sans doute, mais insuffisantes encore pour l'artiste. Tout se meut dans la nature. Même dans le sommeil il y a du mouvement, il y a la vie ; combien plus encore dans ces actions variées, simples ou complexes, énergiques ou molles, que le peintre et le sculpteur saisissent pour les reproduire dans leur difficile vérité.
Source : Gallica

Ulysse Trélat Introduction à un cours d'anatomie appliquée aux beaux-arts (1863)

C'est alors seulement que l'artiste est maître, qu'il peut écouter les inspirations de son génie, donner une forme à sa pensée, et fixer sa conception sur le marbre ou sur la toile. Jusque-là il sent et n'exprime pas, il veut et reste
impuissant; l'instrument lui fait défaut; c'est l'ardeur de son désir, et non la perfection de son œuvre, qui porte l'émotion dans l'esprit.
Source : Gallica

Ulysse Trélat Introduction à un cours d'anatomie appliquée aux beaux-arts (1863)

Au lieu de ce contour moelleux, voici des plans heurtés ; cette surface convexe se creuse d'un méplat profond ; celle-ci, plane dans le repos, devient saillante. La science de ces aspects changeants (anatome animata de Sœmmering) constitue la physiologie de l'artiste, étude pleine de difficultés, de longueurs inévitables, mais d'un intérêt capital,
et ne pouvant être menée à bon terme que par l'observation répétée et comparative du cadavre et de l'homme vivant, du modèle montrant l'action à côté de l'organe, le mouvement local, suivant l'excellente expression de L. de Vinci.
Source : Gallica

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