Résumé

Charles Lévêque Les Destinées de la Sculpture et la Critique moderne

Le génie grec était trop libre pour subir un joug quelconque, surtout un joug dont le poids l’eût écrasé. L’inspiration, le goût, les conseils de la nature, la diversité des caractères à exprimer, firent varier les canons. Celui de Lysippe n’était déjà plus le même que celui de Polyclète. Ni l’un ni l’autre n’empêchèrent les artistes de donner à l’enfance, à l’adolescence, à la jeunesse, à l’âge mûr, aux dieux, aux déesses, aux athlètes et aux hermaphrodites les formes et les proportions exigées par l’âge ou par le caractère.
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Charles Lévêque Les Destinées de la Sculpture et la Critique moderne

Nous avons de plus que les Grecs le trésor d’une longue et riche expérience, et de nombreux moyens de rajeunissement. Jamais on n’a mieux connu que de nos jours l’histoire des époques de l’art ; jamais le courant des idées ne fut plus large et ne reçut tant d’affluens. Ces eaux vives, la pensée française a gardé la force de les détourner à son profit, de les diriger jusqu’à un certain point et de les mêler aux eaux de ses propres sources ; mais la critique d’art est aussi une des énergies de la pensée française, et sans contredit l’une des plus jeunes, des plus actives et des moins fatiguées.
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Charles Lévêque Les Destinées de la Sculpture et la Critique moderne

L’organe complet et particulier de la sculpture, ce n’est pas seulement le visage, ni même la physionomie aidée du geste : c’est le corps humain tout entier visible, nu par conséquent, ou vêtu de draperies qui trahissent bien plus qu’elles ne voilent ses moindres inflexions, Les sculpteurs grecs, qui le savaient, se gardaient de concentrer l’expression sur la figure : ils répandaient l’âme dans tout le corps, lequel devenait ainsi, qu’on nous passe le mot, visage et physionomie dans toute son étendue.
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