Sculpture grecque

Définition et enjeux

Portrait de Charles Victor Daremberg Charles Victor Daremberg,  Dictionnaire des antiquités grecques et romaines (1873)

“ Les Grecs surtout ont eu une grande peinture, qui semble avoir égalé en mérite et en intérêt leur sculpture et leur architecture. Mais cet art, à cause de sa fragilité, a été particulièrement maltraité par le temps. Alors que, grâce à des monuments plus ou moins intacts, nous pouvons nous faire une idée de la science et de l’habileté de la sculpture grecque à partir du VIe siècle avant notre ère, pas un fragment de bois, de pierre ou de stuc, portant la trace certaine du talent d’un Polygnote, d’un Zeuxis, d’un Parrhasios, d’un Apelle, n’est venu jusqu’à nous. ”
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Portrait de Victor Cousin Victor Cousin,  Revue des Deux Mondes

“ Il est impossible de démontrer plus péremptoirement, par l’histoire entière de la sculpture grecque et par des textes authentiques des plus grands critiques de l’antiquité, que le procédé de l’art chez les Grecs n’a pas été l’imitation de la nature, ni sur un modèle particulier ni sur plusieurs, le modèle le plus beau étant toujours très imparfait, et plusieurs modèles ne pouvant composer une beauté unique. ”
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Charles Lévêque,  Les Destinées de la Sculpture et la Critique moderne

“ Dans la représentation des dieux, des athlètes, des nymphes, dans le bas-relief, dans le portrait en pied ou en buste, dans les travaux décoratifs des tombeaux et des palais, leurs facultés éminentes ou exquises n’ont servi qu’à démontrer l’irrémédiable infériorité native de la plastique moderne. L’âme de la sculpture grecque, le foyer où elle puisait sa flamme, c’était son admiration pour des divinités revêtues de beautés visibles. ”
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