Barthélemy Hauréau

Barthélemy Hauréau

Résumé

Portrait de Barthélemy Hauréau Barthélemy Hauréau Histoire de la peinture (1851)

Pour que ce jugement soit aussi facile, il faut que toutes les œuvres de l'Ecole française se ressemblent par un trait saillant.
Ce trait, qui n'échappe pas à l'analyse, c'est l'expression. Les peintres italiens ont, après les sculpteurs grecs, créé la belle forme ; les Flamands sont arrivés à la perfection dans l'emploi de la couleur ; le propre de la peinture française est d'animer la nature, d'attribuer à chaque chose une signification claire et précise, de saisir le regard et l'intelligence par l'énergique simplicité de l'expression.
Source : Gallica

Portrait de Barthélemy Hauréau Barthélemy Hauréau Histoire de la peinture (1851)

La peinture est un art d'imitation, comme la sculpture. Elle a de commun avec la sculpture de représenter des images : ce qui lui est propre, c'est de les représenter sur une surface unie, par certains procédés qui satisfont l'œil en le trompant. Un de ces procédés consiste à combiner les lumières et les ombres, pour produire l'illusion du relief ; ce dont la sculpture n'a pas à s'inquiéter, puisqu'en fouillant la pierre ou le marbre, elle y trouve l'exacte dimension des corps qu'elle prétend figurer.
Source : Gallica

Portrait de Barthélemy Hauréau Barthélemy Hauréau Histoire de la peinture (1851)

Quelques coloristes italiens ont eu plus de chaleur; le ciel de Naples ou de Venise n'est pas assurément décoré des mêmes reflets que le ciel de Malines ou d'Amsterdam : mais sous un soleil ardent, les aspects de la nature sont monotones, tandis que la diversité, c'est-à-dire la
richesse des tons, est le privilège des climats tempérés. Or, la perfection suprême de la peinture pittoresque est de reproduire ces tons divers avec l'harmonie qu'ils doivent à leur transparence, et les Flamands ont seuls atteint cette perfection. Les critiques exclusifs dédaignent les Flamands, ou n'estiment qu'eux.
Source : Gallica

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