Résumé

René Ménard L’Exposition internationale de Londres

Le charme de l’aquarelle vient surtout de la légèreté de la touche et de la spontanéité de l’improvisation : comparée à un tableau terminé, elle doit être comme une terre cuite comparée à un marbre. Si le travail est minutieusement et péniblement traité, si les empâtemens de gouache y sont multipliés pour simuler les touches accrochées de la peinture à l’huile, si partout s’y révèle la prétention de ressembler à un tableau fait par d’autres procédés, l’aquarelle n’a plus sa raison d’être : c’est ce qui arrive en Angleterre.
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René Ménard L’Exposition internationale de Londres

L’industrie du bronze tient à la métallurgie par les matières premières et par les procédés de fonte; mais elle touche à la sculpture, comme l’orfèvrerie, par le goût et le choix des ornemens. Dans toutes les grandes villes de l’Europe, le travail du bronze forme une industrie importante; à Paris, il constitue un art véritable, supérieurement représenté à l’exposition de Londres par les envois de M. Barbedienne. Nos meilleurs artistes sont continuellement chargés de fournir à cette maison des modèles excellons que des ouvriers artistes exécutent avec une merveilleuse habileté.
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René Ménard L’Exposition internationale de Londres

L’art, voulant à la fois chercher l’expression, qui fait le fond des doctrines esthétiques en Angleterre, et maintenir chez la femme la quiétude des traits, est tombé dans un compromis bizarre : chez les hommes, la contraction du visage est souvent poussée jusqu’à la grimace, tandis que les femmes sont dépourvues de toute expression et semblent même complètement inanimées. Non-seulement les peintres donnent aux femmes un visage insignifiant, mais ils reproduisent le même type uniformément; c’est comme un cliché qu’on retrouve dans tous les tableaux anglais.
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