Résumé

Henri Scoutetten Notice sur Mme Suret, née Marie-Octavie Paigné… (1854)

Sans doute la perte est irréparable, mais le nom de l'artiste appartient à la postérité ; c'est elle qui conserve précieusement le dépôt des oeuvres de mérite, qui les couronne d'une véritable gloire et en augmente chaque jour la valeur. Ce qui assure, en effet, aux tableaux de Mme Sturel-Paigné un succès durable et croissant, c'est la manière large et neuve dont elle choisit ses fleurs et compose ses bouquets. Pendant longtemps l'art, surtout l'art français, n'a regardé la nature que comme un personnage secondaire, bien inférieur à l'homme et entièrement soumis à sa grandeur.
Source : Gallica

Henri Scoutetten Notice sur Mme Suret, née Marie-Octavie Paigné… (1854)

Ils mettent en relief les qualités qui la distinguent ; la force du dessin, la grandeur de tournure, l'éclat et la suavité de couleur, et ils donnent à ses fleurs et à ses fruits plus qu'à ceux d'aucun de ses devanciers l'aspect et la vitalité de la nature.
Le goût de notre artiste n'avait pas toujours été aussi pur, aussi franc, aussi hardi. L'inexpérience ou l'incertitude d'un talent qui s'essaie avait introduit dans les tableaux de sa première et de sa seconde manière les défauts des peintres ses prédécesseurs.
Source : Gallica

Henri Scoutetten Notice sur Mme Suret, née Marie-Octavie Paigné… (1854)

Mme Sturel-Paigné possède presque toutes les qualités de ces grands peintres sans avoir leurs défauts. Ses fleurs, il est vrai, n'ont pas le fini pointillé de celles de Breughel et de Van Huysum, mais quelle vérité et quelle force ! Cette artiste n'emprunte rien aux accessoires pour faire valoir ses bouquets; vous n'y voyez ni les ailes diaprées des brillants papillons, ni mascarons, ni chimères formant les anses de vases élégants, ni consoles de marbre servant à soutenir de gracieuses corbeilles. Ses fleurs se présentent hardiment, parées de leur seule et véritable couleur
Source : Gallica

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