Peinture anglaise

Définition et enjeux

René Ménard Histoire des beaux-arts, illustrée de 414 gravures représentant les chefs-d'oeuvre de l'art à… (1875)

La peinture de genre est le véritable domaine de l'art anglais : au fond de tout tableau, vous trouverez une anecdote, une scène susceptible d'être racontée, et c'est la grande préoccupation du peintre anglais qui sacrifie volontiers les qualités purement pittoresques à l'esprit de la narration, au piquant de l'idée qu'il s'efforce de traduire par son pinceau.
Cette tendance, qui donne à l'art un but spécial et autre que lui-même, existe dans la peinture anglaise depuis Hogarth, le représentant le plus décidé des doctrines que nous signalons, et qu'il a fait prévaloir dans son pays.
Source : Gallica

Portrait de Élie Faure Élie Faure Histoire de l'Art. L'Art moderne… (1921)

Les raisons de l'échec de la peinture anglaise sont toutes dans cette impuissance à construire en profondeur qui l'accule soit à se briser sur la forme, soit à chercher dans la couleur et la littérature son développement et son but.
L'âme anglaise n'est pas plastique. La peinture exige une faculté de généralisation objective que ne sollicitent ni l'activité propre des Anglais ni leur milieu.
Source : Gallica

Robert de la Sizeranne Revue des Deux Mondes

La peinture anglaise a donc un but qui éclaire ses singularités, une idée de derrière la tête ou de derrière la toile, qui explique ses défauts, un programme qui n’est pas celui de nous montrer de beaux torses et de riches draperies, et l’on se convainc, en regardant les œuvres de ses maîtres, comme en lisant celles de ses critiques, que ce but extra-esthétique occupe une place considérable, — la première peut-être, dans leurs préoccupations.
Source : Wikisource

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