Holtzmann Holbein

Définition et enjeux

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo,  Le Rhin

“ Je savais que Bâle est pour les Holbein ce que Francfort est pour les Albert Durer. À la bibliothèque, en effet, c’est un nid, un tas, un encombrement ; de quelque côté qu’on se tourne, tout est Holbein. Il y a Luther, il y a Erasme, il y a Mélanchthon, il y a Catherine De Bora, il y a Holbein lui-même, il y a la femme de Holbein, belle femme d’une quarantaine d’années, encore charmante, qui a pleuré et qui rêve entre ses deux enfants pensifs, qui vous regarde comme une femme qui a souffert, et qui pourtant vous donne envie de baiser son beau cou. ”
Source : Wikisource

T. de Wyzewa,  Revue des Deux Mondes

“ Tout en admirant Holbein, nous nous refusons à l’aimer. Notre appréciation de l’extraordinaire richesse artistique de son art ne se change jamais en cette affection respectueuse et tendre, indulgente même au besoin, que rencontrent auprès de nous un Dürer ou un Rembrandt, les maîtres qui, savans ou ignorans, se sont livrés à nous tout entiers. Par les qualités qu’il apporte à son œuvre, Holbein est assurément l’égal des plus grands : mais il y a des artistes beaucoup moindres qui nous sont infiniment plus proches que le portraitiste merveilleux d’Anne de Clèves et de l’Astronome Kratzer. ”
Source : Wikisource

Hippolyte Durand,  Le Danube allemand et l'Allemagne du Sud… (1863)

“ Sous ce nom impur, par une fantaisie commune aux hommes de la renaissance, Holbein a peint une des plus gracieuses jeunes filles de son temps, Mlle Offenbourg, célèbre à Bâle par sa beauté. Autour du plus gracieux visage, une chevelure blonde comme l'or est enfermée dans une résille d'or. L'enfant est debout; elle promène sans le poser son virginal regard, et, rêveuse, semble écouter dans l'air les chansons qu'elle entend dans son coeur. ”
Source : Gallica

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