Charles Du Bos,
Extraits d'un journal, 1908-1928
(1928)
“ « La musique de Bach, c'est la musique de la contrition ». Elle excelle dans ce que l'Eglise définit comme la contrition parfaite, c'est-à-dire dans un état tout purifié du sentiment, où la faute n'est plus qu'en fonction de l'offense faite à la Perfection elle-même. Elle est comme un perpétuel mea culpa. Et c'est la musique de l'absolue solitude. Plus rien que le dialogue de l'âme avec soi. Elle s'élève, et c'est la voix d'un être retiré à la tombée du jour dans le coin le plus sombre de la pièce. ”
