Th. de Wyzewa, Les Peintres primitifs de l’Allemagne
“ L’état d’esprit des artistes allemands au début du XVIe siècle se résume admirablement dans le maître Dürer [10] . Jamais il n’y eut une plus belle âme d’artiste. Dürer a eu, comme Léonard, une curiosité universelle, toute la science et toute l’habileté techniques : il a eu, en outre, un sentiment très puissant, une préoccupation de l’étrangeté morale qui donne à ses gravures un charme tout particulier. Et pourtant son œuvre de peintre dénote une inquiétude constante, un douloureux tâtonnement, un vain effort à réaliser d’une façon définitive l’union rêvée de l’émotion et de la beauté. ”
