Résumé

Van der Goës : huit reproductions fac-simile en couleurs (1912)

Plus que tout autre, Hugo de Bruges eut le sentiment inné du coloris. Il juxtapose les tons les plus hostiles et son art merveilleux arrive à les unir rythmiquement. Quelle plus belle preuve en donner que cette Mort de la Vierge où tout éclate en vigueur, le rouge, le bleu, le
vert, et où tout concourt à une composition d'une parfaite eurythmie !
C'est par cette science de la couleur autant que par le caractère général de ses compositions qu'Hugo van der Goës procède directement des frères Van Eyck.
Quels qu'aient été ses maîtres, il peut se placer sans aucun désavantage à côté d'eux.
Source : Gallica

Van der Goës : huit reproductions fac-simile en couleurs (1912)

Tour à tour, suivant les opinions, on charge son nom d'une œuvre immense ou l'on réduit son bagage authentique au seul tryptique de Florence.
Certains musées s'enorgueillissent de tableaux de Van der Goës qu'on a d'excellentes raisons de considérer comme apocryphes; d'autres, au contraire, possèdent des œuvres où tout, même la signature, trahit la main du grand Flamand et n'osent pas en certifier l'authenticité. Une atmosphère de doute plane sur le peintre et sur sa peinture.
Source : Gallica

Van der Goës : huit reproductions fac-simile en couleurs (1912)

Tout cela est d'un art infini comme composition et d'une incomparable beauté de dessin et de couleur.
Dans ce volet, le paysage est beaucoup plus important que dans les deux autres. Van der Goës y fait preuve d'une maîtrise remarquable.
Il semble qu'il se plaise à la minutieuse reproduction d'un coin de nature. C'est un paysage de Flandre et non pas de Judée, mais c'est une merveille véritable. Van der Goës s'y montre, comme paysagiste, égal à Jean van Eyck et ce volet du tryptique rivalise avec le paysage de la Madone du Chancelier Rolin, du Louvre.
Source : Gallica

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