Résumé

W. H. J. Weale L’art dans les Pays-Bas

Nul homme exerçant un métier déjà monopolisé par une corporation, ne pouvait travailler dans une ville moyennant salaire, à moins d’être bourgeois par droit de naissance ou d’avoir acheté le droit de bourgeoisie, et sous condition d’être membre de la dite corporation. Comme tel, il obtenait une position reconnue, mais il était soumis à des règles étroites et strictes.
Un peintre ne se considérait jamais et n’était jamais considéré par le public comme étant supérieur à un homme d’un autre métier. Ce ne fut que lorsque l’art commença à dégénérer que les peintres se donnèrent un de supériorité.
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W. H. J. Weale L’art dans les Pays-Bas

Ils furent les premiers dans les Pays-Bas qui traitèrent le paysage pour lui-même et comme but principal. Déjà dans les fonds des tableaux de Hubert van Eyck, le paysage apparaît avec un charme particulier. Les peintres de Haarlemy donnèrent plus d’importance. Dans certaines œuvres de Bouts (37) et de David (123) il s’affirme avec un accent de vérité bien plus grand ; mais il reste toujours un accessoire, tandis que dans les tableaux des peintres Mosans, l’importance des figures diminue et celles-ci finissent par n’être qu’un accessoire [7] .
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W. H. J. Weale L’art dans les Pays-Bas

La seule de ses œuvres dont l’authenticité soit établie, est un retable d’autel exécuté pour Thomas Portinari, l’agent des Médicis à Bruges et qui fut donné par lui à l’Hôpital Sainte-Marie Nouvelle, à Florence. Comme composition cette peinture est plutôt molle, mais les portraits des donateurs et de leurs enfants sont excellents, pleins de caractère individuel ; ceux-ci et les figures des bergers sont évidemment une reproduction fidèle de la nature. Il fut certainement impressionné par Jean van Eyck, dont il subit l’influence à un plus haut degré que n’importe quel autre maître de l’école.
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