Résumé

Pol De Mont La Peinture ancienne au Musée royal des beaux-arts d'Anvers… (1914)

Néanmoins l'œuvre qui donne, au Musée d'Anvers, en un certain sens, la même portée que celle que le « Kaiser Friedrich-Museum » tire des originaux de Jan van Eyck, c'est le grand « triptyque de la gilde des menuisiers », l'œuvre universellement réputée de Quinten et son chefd'œuvre capital, auquel il travailla de 1508 ou 1509 jusqu'au 26 août 1511 et pour lequel il avait stipulé un salaire de 300 florins. Quelle gamme de sensations humaines le génie du maître ne fournit-il pas ici à notre sensibilité !
Source : Gallica

Pol De Mont La Peinture ancienne au Musée royal des beaux-arts d'Anvers… (1914)

Quinten mourut à Anvers en 1530. Entre 1490 et cette date, l'art anversois fit une cure de renouvellement et de rajeunissement, aussi importante que celle qu'il subira cent ans après, grâce à Rubens, et indispensable pour rendre cette dernière possible. L'art anversois, et, sous son influence, tout l'art des Pays-Bas du Sud, non seulement s'orienta vers la grande peinture, mais s'appliqua en même temps plus fermement à rendre le naturel, la vie et même bientôt le mouvement des personnages comme à déployer et assouplir les draperies.
Source : Gallica

Pol De Mont La Peinture ancienne au Musée royal des beaux-arts d'Anvers… (1914)

Quand on prend la peine de comparer le tableau utrechtois de 1363 avec les œuvres de Jan van Eyck, Rogier van der Weyden ou de leurs contemporains, exposées dans le même cabinet van Ertborn, on mesure quel immense progrès l'art put accomplir dans nos contrées entre 1350 et 1450.
Il est assurément regrettable que le Musée ne contienne aucune œuvre qui puisse — comme le font les célèbres volets de triptyque de Melchior Broederlam (à Ypres de 1383 à 1409) au Musée de Dijon — représenter la transition de l'art purement mystique à l'art naturaliste.
Source : Gallica

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