Marcelle Tinayre,
L’Amour qui pleure
“ Aucun tableau n’égayait l’uniforme pâleur des grands murs ; rien ne divertissait le regard et la pensée. Mais seulement, en face du pupitre, au-dessus du vieux divan, le compositeur avait placé un triptyque italien du xiie siècle, dont le motif central disparu était remplacé par un beau portrait de femme... Les volets du triptyque, toujours fermés, en l’absence de Georges, étaient rabattus par lui, chaque matin, et découvraient, entre les scènes effacées de l’Annonciation et de la Mise au tombeau, le pâle et souriant visage de Celle qui régnait en ce lieu comme la madone de la Musique... ”
