Marcelle Tinayre,
L’Amour qui pleure
“ L’âme inquiète se rebelle sous le choc des pressentiments qui l’assaillent... Et quel cri soudain ! Quelle lamentation !... Sous les doigts de Clarence, le piano gémit, et râle... Et c’est, tout à coup, la tombée du majeur au mineur, comme la chute de la nuit sur l’âme solitaire et le vaste désert du monde. La lampe de l’alcôve s’éteint ; le vent noir courbe les cyprès et la Berceuse d’amour est une marche funèbre. Debout, dans l’embrasure de la porte, Pauline et ses enfants, vaincus par la terrible beauté de cette musique, restent immobiles, et s’interrogent du regard. ”
