Augustine Bulteau,
Les Histoires amoureuses d’Odile
(1900)
“ Vous m’avez servi à comprendre mon mari : sans vous, j’aurais passé ma vie auprès de lui à le détester. J’ai deviné qu’on pouvait l’aimer en vous voyant l’aimer, et j’ai appris l’amour par la jalousie, la plus féroce jalousie. Si vous saviez comme j’ai souffert quand j’ai cru que vraiment il vous aimait... Et maintenant que je sais que c’est moi, moi qu’il n’a jamais cessé d’adorer, et que vous lui avez servi de chemin vers ma tendresse, j’ai encore le cœur tout tressaillant d’angoisse. ”
